l’éthique et la transformation digitale

Numérique et éthique : un duo qui se complète ?

De nos jours, la transformation numérique a réalisé un changement profond vis-à-vis de l’organisation, les modes de management, les relations humaines et les modèles d’affaires. Cette transformation digitale à laquelle nous assistons entraine une réorganisation complète de tous les aspects d’une entreprise ainsi que de sa stratégie.

Elle introduit toutefois de nouvelles opportunités pour la nouvelle économie numérique, de nouvelles problématiques éthiques associées notamment des enjeux liés à la protection des données, au respect de la vie privée, à la neutralité et/ou à la transparence des algorithmes.

De l’éco-conception des produits et services à la gestion responsable des relations interprofessionnelles, en passant par la publication d’une charte éthique et par une expérience client transparente, les atouts pour les Directions d’entreprises de retracer l’éthique de leur organisation sont aussi nombreuses qu’innovantes.

Le digital représente un ensemble de moyens et de technologies interactives qui ont pu ouvrir un nouveau champ d’action mettant en application un certain nombre de principes éthiques. Cette dernière prend tout son sens dans l’accompagnement de la mise en place des dispositifs techniques mais également dans l’accompagnement de l’usage. L’éthique du numérique est donc avant tout une éthique appliquée, qui devra, selon les contextes et les technologies en place, s’adapter ou se réinventer dans le but de promouvoir un meilleur usage des outils numériques.

En effet, l’éthique numérique se définit dans un contexte de transformation à la fois lié à l’entreprise mais également lié à la technique. Cette dernière réalise une réflexion sur les valeurs orientant nos actions et permettant ainsi de guider les choix des dirigeants et décideurs. Elle désigne un ensemble de valeurs pouvant être appliquées personnellement ou professionnellement.

Parallèlement, il faut se baser sur les conséquences éthiques de l’usage du numérique ouvrant un éventail de plus en plus large et diversifié aux actions humaines définissant ainsi le rapport éthique/numérique, d’où l’éthique “by design” qui se réfère à une forme d’éthique du code (informatique) et intègre des valeurs dans la conception même des outils numériques.

  • Légalité

  • Service

  • Intégrité

  • Egalité

  • Diligence

  • Efficience

  • Responsabilité

  • Compétence

D’emblée, il n’y a pas de définition objective de ce que serait l’éthique du numérique en tant que telle. Certains soutiennent même l’idée selon laquelle l’éthique perdrait tout son sens si elle était formalisée de manière irrévocable.

Désormais, le Maroc dispose d’une Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à Caractère Personnel (CNDP) et d’un texte qui régit le domaine, la loi 09-08. Le Royaume reste bien concerné par le RGPD ‘Règlement sur la Protection des Données Personnelles’ qui encadre la sphère de l’éthique numérique.

In fine, le numérique change fondamentalement notre rapport au monde. Les organisations doivent penser ou repenser leurs modèles de gestion afin de répondre aux attentes d’une société en profonde mutation recentrée autour de l’utilisateur final. Vouloir parler d’éthique du numérique, c’est finalement, souligner la volonté de replacer la philosophie de la matière étudiée et l’humain au cœur des échanges.