La pénétration d’Internet en Afrique a affiché ses taux les plus élevés, avec plus de 20% d’internautes sur le continent. C’est ce que montre la dernière étude publiée par la plateforme Canadienne Hootsuite.

Une augmentation de 20% d’internautes en Afrique

Une grande partie de la croissance des utilisateurs d’Internet cette année a été causé par les smartphones, qui sont devenus plus abordables, en plus des forfaits de données mobiles. Les utilisateurs en Afrique ont augmenté de plus de 20%.

Au Mali seulement, l’augmentation s’est multipliée près de 6 fois depuis janvier 2017. Le nombre d’internautes en Afrique a plus que doublé au cours de l’année écoulée au Bénin, en Sierra Leone, au Niger et au Mozambique, et plus de 200 millions de personnes ont eu leur premier appareil mobile en 2017. Cependant, les taux de pénétration des mobiles restent inférieurs à 50% dans une grande partie de l’Afrique centrale.

WhatsApp est l’application de messagerie la plus populaire en Afrique

Selon le rapport de l’agence numérique mondiale Hootsuite, les pays africains ont enregistré une croissance de 12% dans le classement des utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux. Parmi ceux-ci, les utilisateurs mobiles représentent 172 millions, dont la plupart n’utilise que deux plateformes appartenant à Facebook : WhatsApp et Messenger.

À l’exception de quelques pays, WhatsApp est la plate-forme la plus populaire en Afrique, tandis que Facebook Messenger est principalement utilisé dans la région de l’Afrique du Nord, en Somalie et en Érythrée.

L’optimisme numérique, c’est à dire le pourcentage de la population qui pense que les nouvelles technologies offrent plus d’opportunités que de risques, est également en hausse, notamment au Nigeria (80%), au Kenya (72%) et en Afrique du Sud (66%).

Tout n’est pas encore si rose dans le digital Africain

Malgré ces progrès, l’Internet en Afrique est toujours à la traîne en ce qui concerne la connectivité Internet. Dans certaines parties du continent, les forfaits haut débit mensuels restent élevés, alors que dans les pays enclavés, particulièrement en Afrique centrale, qui sont loin des stations d’atterrissement des câbles, les taux de pénétration sont restés faibles.  Cette déficience risque donc de continue à entraver la capacité de l’Internet à générer des gains en productivité dans des secteurs tels que les services financiers, la santé et l’éducation.

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